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Vom Umgang mit Schätzen („De
la pratique des trésors“ [du Moyen Age central à l'époque
moderne]) Internationaler Kongress, veranstaltet vom Institut für
Realienkunde des Mittelalters und der frühen Neuzeit der Österreichischen
Akademie der Wissenschaften und dem Oberösterreichischen Landesmuseum.
Krems an der Donau, 28-30 Oktober 2004.
Philippe Cordez
L'Institut für Realienkunde de Krems en Autriche devait un jour
rencontrer les trésors. Quel autre thème de la culture matérielle, en
effet, exige-t-il à ce point de croiser objets, textes, images, suivant
une méthode que cette institution a su excellemment définir et appliquer
depuis 35 ans?[1] Une découverte est à l'origine de ce colloque qui a
réuni durant trois jours 21 conférenciers et une trentaine d'auditeurs:
celle faite par un paysan, en 1997 à Fuchsenhof près de Freistadt en
Haute-Autriche, de l'un des plus importants ensembles d'objets de métal
précieux, d'argent en l' occurrence, attribuable à un ou plusieurs
artisans ou commerçants et daté vers 1275-78. Au soir du deuxième jour,
les participants au colloque ont assisté avec plusieurs centaines de
personnes au musée du château de Linz [2] à l'inauguration d'une petite
exposition et à la présentation d'une étude de près de mille pages,
dirigée par Bernhard Prokisch, numismate au musée, et Thomas Kühtreiber,
archéologue à l'institut de Krems.[3]
Les autorités scientifiques, muséales et politiques qui se sont exprimées
se sont accordées pour reconnaître à ce „trésor“ et à cette soirée une
importance particulière pour la région de Haute-Autriche. Ainsi liée à la
découverte d'un amateur, à une recherche scientifique, et à un événement
de politique culturelle, c'est-à-dire à toute la gamme des usages sociaux
des objets anciens aujourd'hui, la rencontre de Krems invitait à réfléchir
sur les modalités de la „pratique“ ou „fréquentation“ (Umgang) des
trésors. Le thème, dont Karl Brunner (Vienne) esquissait d'abord l'étendue
dans une conférence introductive, fut déployé en trois temps: „Construire
et collectionner“, „chercher et mettre en scène“, „dérober et cacher“.
Mais plus que cette articulation, c'est la diversité des approches qui était frappante, et qui structure le compte-rendu qui suit.
Les archéologues ayant, pour des raisons légales et symboliques dont il en
sera question plus bas, l'habitude de nommer „trésor“ tout dépôt de métal
précieux, ce phénomène fut abordé dans plusieurs communications. Etudiant
la composition des dépôts de monnaies, la numismatique permet de
déterminer les stratégies qui présidèrent à leur accumulation, ce qu'
aurait dû développer Heinz Winter (Vienne) dont la conférence a
malheureusement dû être annulée. L'historien Alan V. Murray (Leeds)
utilise une telle méthode pour éclairer, à travers un dépôt d'argent
trouvé en Turquie au début des années 1980, le mode de financement de la
troisième croisade dirigée par Frédéric 1er Barbarossa en 1189-90. Les
bonnes monnaies de Cologne et Aix-la-Chapelle, qui représentent plus de la
moitié des quelques 7700 monnaies retrouvées, allemandes pour la plupart, étaient largement reconnues en Occident et auront été réservées pour
financer le retour. Les monnaies locales, probablement dépensées au tout
début du voyage, sont absentes, de même que les monnaies byzantines sans
doute utilisées sur place. Une importante quantité d'argent brut,
notamment en barres, peut provenir d'un butin - ainsi que des fragments de
bijoux probablement seldjoukides -, mais aussi avoir été préférée pour
réduire le volume de cette somme capable de nourrir un chevalier et ses
aides ou bien huit à neuf personnes durant deux ans, qui fut probablement
mise à l'abri lors de la débâcle qui suivit la mort de l'empereur au début
de l'été 1190.
Aux résultats de fouilles, l'archéologue Stefan Krabath (Dresde) confronte
les sources écrites, exploitant en particulier le cas de Lübeck, ce qui
lui permet notamment d'éprouver la chronologie de certains types d'objets,
de rapprocher des objets volontairement détruits des saisies par les
corporations de pièces illégales, et de se rendre compte de ce que le
phénomène des dépôts ne concerne qu'une fraction de la culture matérielle
telle qu'elle est révélée par les textes.
Au-delà des objets singuliers et des stratégies de leur accumulation,
c'est donc l'acte du dépôt qu'il faut étudier: celui-ci peut avoir des
raisons multiples, reconnaissables à différents indices qu'expose à
travers quelques cas John Cherry (Londres),[4] longtemps conservateur au
British Museum. Un terminus post quem, une indication sur l'individu ou l'
institution sont fournis par la nature et la quantité des objets
retrouvés, monnaies ou vaisselle, qui peuvent ne représenter qu'une part d'un ensemble plus vaste. Le poids à transporter, le contenant plus ou
moins adapté (du vase fait exprès à la bourse de lin), permettent d'apprécier si un enfouissement a été préparé ou fait dans l'urgence. La
conclusion reste que chaque dépôt a son histoire, qu'il faut tenter de
reconstituer; une étude typologique et sérielle pourrait permettre d'appréhender plus systématiquement cette pratique.
L'archéologue Stefan Hesse (Rotenburg/Wümme) remet en question la notion de trésor restreinte au métal précieux telle qu'elle est habituellement
employée en archéologie. Les outils de fer, les récoltes, ne sont-ils pas
dans certains systèmes de valeurs de véritables „trésors“? Tout en les
distinguant des objets perdus ou enterrés comme offrandes, il faudrait
alors rapprocher les enfouissements d'objets dans des cours de fermes ou à
l'intérieur d'églises paroissiales de la mise à l'abri de biens dans des
maisons ou églises, dont certaines en forme de tours sont spécifiquement
construites pour le stockage. Cette notion de „trésor villageois“ conduit
en fait à s'interroger sur la validité du mot pour la recherche
archéologique, le concept de trésor se réduisant finalement à la pratique
de l'accumulation et de la mise à l'écart, un fait de culture matérielle à
étudier pour lui-même.
La thésaurisation, l'usage des „trésors“, la découverte de richesses font
néanmoins au Moyen Age l'objet de discours que d'autres conférenciers se
sont employés à décrire. Dans une conférence publique à l'hôtel de ville,
le philologue Werner Wunderlich (Saint-Gall) expose en images et en
musique l'une des plus importantes histoires de trésors, celle des
Niebelungen, ainsi que la réception jusqu'à aujourd'hui de ce texte
lui-même devenu trésor.
Dans les sagas islandaises où le philologue Hendrik Mäkeler (Kiel)[5] étudie le champ lexical des richesses (le mot trésor n'y existe pas), le
motif des biens que l'on cache pour les emporter dans sa tombe et en
bénéficier dans l'au-delà fait place dans le courant du 13e siècle à l'
idée que les vivants ont plus besoin des richesses que les morts, ce qui
incite au legs et même au pillage des tombes. Cette transformation, que l'
archéologie ne permet alheureusement pas de vérifier, pourrait s'
expliquer par la diffusion progressive du christianisme depuis l'an mil,
mais surtout par le besoin d'argent-métal provoqué par l'essor de l' économie monétaire en Occident.
La germaniste Karin Lichtblau (Vienne) propose un panorama des
représentations des trésors dans la littérature narrative allemande:
décrits sans précision - on parle tout au plus de richesses orientales ou
d'objets singuliers, notamment magiques -, les trésors servent la
représentation des seigneurs, sont impliqués dans des histoires de trésors
cachés et de gardiens monstrueux, histoires morales de trésors rêvés,
révélés par de pauvres paysans mourants, où l'avarice s'oppose au don.
C'est que dans le discours de l'Eglise, l'image du trésor est fortement
moralisée: l'historien Helmut Hundsbichler (Krems) montre qu'elle repose,
vers 1500, sur le fondement biblique, situant côté vices la recherche de
valeurs séculières, et côté vertus la voie qui mène au salut via le „trésor de l'église“, composé des grâces accumulées par le Christ et les
saints mais aussi des objets matériels servant la liturgie - ce qui ne va
pas sans contradiction.
L'historien Gerhard Jaritz (Krems) explore plus avant le thème de la
mauvaise prière dirigée vers les trésors de ce monde, à travers une série
de textes et d'images dont certaines, au 15e siècle, relient d'un trait
rouge la bouche d'un pauvre aux plaies du Christ, tandis que le faisceau
sortant de celle d'un riche rejoint ses richesses domestiques. Mais ce
discours n'est pas univoque, puisque la possession de biens de prestige,
permettant de tenir un rang, peut aussi être légitime aux yeux de Dieu: l'opposition entre trésor positif et négatif ne se réduit donc pas à celle
entre trésor spirituel et matériel.
Dans un aperçu large mais rapide, l'historien de l'économie Markus Mayr
(Kufstein)[6] situe les reliques au cour des trésors matériels, indiquant
leur présence naturelle auprès des métaux et des gemmes, leur lien étroit
avec l'idée du trésor des mérites des saints, et le problème de leur
circulation et de leur prix, impossible à fixer sans être accusé de
simonie. La conférence de Michael Toch (Jérusalem) sur les trésors
médiévaux et les juifs n'a pu avoir lieu.Le motif de la découverte des trésors est exploré par la germaniste
Christa Tuczay (Vienne) sous deux aspects, qui dans sa présentation
apparaissent comme se succédant l'un à l'autre mais doivent en fait être
considérés simultanément. Le trésor étant attribut du pouvoir, le fait que
chacun puisse en trouver un par hasard pose problème. Le premier aspect
est donc la réglementation juridique de ces découvertes, présente dans le
droit romain depuis Hadrien et dans le droit germanique et qui jusqu'à
aujourd'hui, il faut l'ajouter, donne lieu à des définitions officielles
du mot „trésor“ et fait le quotidien des archéologues et surtout de leurs
concurrents, ces chercheurs amateurs à détecteurs de métal.[7] Le second
aspect est celui de la fascination exercée par ces découvertes, que
l'historien peut apprécier, outre via la littérature, du fait de la
condamnation à partir la fin du Moyen Age de pratiques désormais
considérées comme hérétiques, mais qui préexistaient certainement.
Spécialiste de la magie au Moyen Age,[8] Christa Tuczay expose que la
recherche des trésors, qui apparaît notamment à la marge des procès de
sorcellerie de l'époque moderne, était souvent menée par des
professionnels bien payés connaissant les rituels éloignant esprits des
morts et démons, les gardiens des trésors; une prière à leur patron saint
Christophe pouvait y aider.
Des archives judiciaires, ont passe avec l'historienne de l'art Heide
Klinkhammer (Aix-la-Chapelle) [9] aux images de la recherche du trésor qui
figurent entre le 14e et le 18e siècle tout ce savoir occulte, le motif
ayant été utilisé pour représenter la quête alchimique; elle souligne que
la magie des trésors était aussi noire que blanche, et qu'on la trouve au
15e siècle à la cour des papes. On remarquera que la fascination pour les
trésors continue aujourd'hui, ce qui rend délicate la position des
archéologues et responsables de musées qui à la fois s'en démarquent pour
affirmer la scientificité de leurs travaux, et l'utilisent dans une
perspective de vulgarisation efficace: il faut savoir orienter ses
passions et celles de ceux à qui l'on s'adresse, ce qui exige une analyse
approfondie.
Un dernier groupe d'interventions explore les composantes matérielles et
narratives des dispositifs d'objets mis en place par divers détenteurs de
pouvoir. Cette entreprise de contextualisation, connue sous le nom d' „histoire des collections“, pourrait permettre de repérer et de décrire le
moment où un fait de langue constitue un ensemble d'objets en trésor, et
ainsi d'articuler étroitement l'étude des objets singuliers et celle de l'
image à travers laquelle ils sont globalement donnés à voir ou appréhendés
dans une situation donnée. Dans le champ des trésors d'églises, l'historien de l'art Pierre Alain Mariaux (Neuchâtel) expose le principe
selon lequel des noms de saints ou de personnages illustres sont „collectionnés“ par une communauté via des objets réputés provenir
physiquement de ces individus (les reliques) ou avoir été donnés par eux,
objets en lesquels ces individus se concrétisent et deviennent
manipulables, ce que l'on repère en particulier au 12e siècle lorsque la
réforme dite grégorienne s'accompagne pour de nombreuses communautés d'une
réforme du passé. Outre les instruments liturgiques, les sacristies également apparues au 12e siècle conservent une troisième catégorie d'
objets, ceux que l'on appelle aujourd'hui les curiosités naturelles, plus
difficiles à appréhender du fait de la rareté des sources: si au 13e
siècle les oufs d'autruche pouvaient ainsi dans les églises être le
support d'exempla, on sait qu'ils y étaient présents plus tôt avec une
fonction probablement autre, que les rares spécimens conservés, dont les
montures sont toutes postérieures, ne permettent pas de reconstituer.
Cherchant à différencier les stratégies commémoratives des fondateurs des
différentes universités d'Oxford et de Cambridge à travers leurs dons d'
objets, selon qu'ils vivaient au 13e ou au 16e siècle, qu'ils étaient rois
ou clercs, hommes ou femmes, Marian Campbell (Victoria & Albert Museum,
Londres) éclaire un pan d'un domaine relativement mal connu, celui des
trésors de confréries, ces nouvelles communautés qui à partir du bas Moyen
Age reprennent et transforment le modèle des communautés ecclésiastiques.En partant du butin pris par les confédérés à Charles le Téméraire lors de
leur victoire à Grandson en 1476, dont certains éléments sont toujours
conservés en Suisse, et en mettant l'accent sur les tapisseries, l'historienne Sonja Dünnebeil (Vienne) donne une idée du faste par lequel
les ducs de Bourgogne mettaient en scène leur pouvoir. Maria Hayward
(Textile Conservation Centre, Southhampton)[10] décrit à l'aide de
registres de comptes les modalités concrètes du transport des objets
précieux du roi Henri VIII d'Angleterre (1491-1547) ainsi que leurs
raisons pratiques ou politiques, exceptionnelles comme lors de l'entrevue
dite du Camp du drap d'or avec François Ier en 1520, ou ordinaires du fait
de l'itinérance de la cour qui emporte avec elle une partie des objets,
une autre restant à demeure à la tour de Londres et dans divers palais royaux.
Une série d'inventaires décrivant, tant de son vivant qu'après sa mort,
les objets rassemblés par Marguerite d'Autriche (1480-1530) dans sa
résidence de Malines permet à l'historienne de l'art Dagmar Eichberger
(Heidelberg)[11] de montrer finement l'évolution et la coexistence de
différentes logiques d'accumulation et d'exposition dans différentes
salles, complexifiant le modèle historiographique linéaire d'un passage de
la „chambre du trésor“ à la „collection“. A la magnificence symbolique des
matières, à leur valeur monétaire viennent s'adjoindre de nouveaux
critères d'évaluation, particulièrement perceptibles dans un „cabinet
emprès le jardin“ aménagé à part pour des objets naturels et artificiels,
dont ceux qui sont de métal précieux n'ont pas été pesés par le rédacteur
de l'inventaire correspondant, et cela sur le souhait de sa „dame“,
précise-t-il pour se dédouaner d'avoir préféré dans ses descriptions ce
que l'on pourrait appeler une „valeur d'art“ à la valeur économique,
toujours privilégiée dans les inventaires après décès.
Se concentrant sur des testaments et inventaires après décès, mais les
suivant au long des 16e et 17e siècles, Václav Buzek (Ceské Budejovice)
décrit l'emploi que font les milieux bourgeois et nobles des bijoux, de la
vaisselle et des meubles de métal précieux pour s'assurer de leur origine
privilégiée et la démontrer. De manière complémentaire, Pavel Král (Ceské
Budejovice) décrit à travers sources légales, archives familiales et
récits personnels le rôle matériel et symbolique de la dot et du trousseau
dans le milieu tchèque urbain et noble entre 1500 et 1650, et montre
comment les legs des femmes à leurs filles ou autres parentes permettaient
d'établir, par les objets, une solidarité spécifiquement féminine entre
les générations.
S'inscrivant à la suite d'une série déjà dense de colloques consacrés aux
trésors depuis une dizaine d'années dans divers pays d'Europe,[12] celui
de Krems témoigne une fois encore de l'importance qu'a pris ce thème vers
lequel convergent disciplines et méthodes toujours plus variées. La
rencontre autrichienne constitue en cela un sommet; elle aurait pu l'être
plus encore si ses organisateurs ne l'avaient pas maintenue dans une
relative confidentialité en renonçant à tout appel à communications, et
même à toute annonce par les moyens Internet habituels. L'institut de
Krems aura finalement convié à un bilan nécessaire; mais l'on regrette qu'une discussion approfondie ne se soit jamais engagée, et l'on en ressort
avec la conviction que le problème des trésors, qui n'est encore qu'un
titre fédérateur, reste à construire et explorer de manière délibérément
internationale et interdisciplinaire. Une publication des actes est prévue.
Notes:
[1] www.imareal.oeaw.ac.at/. L'institut a été présenté en français par
Pierre Monnet, «L'Institut für Realienkunde des Mittelalters und der
Frühen Neuzeit de Krems en Autriche: un centre au service de la recherche
sur le quotidien, ses objets et la culture matérielle au Moyen Age et aux
temps modernes», in Bulletin de la MHFA, 37, 2001, p. 130-131.
[2] www.schlossmuseum.at/
[3] Prokisch, Bernhard, Kühtreiber, Thomas (dir.), Der Schatzfund von
Fuchsenhof / The Fuchsenhof Hoard / Poklad Fuchsenhof, Weitra: Bibliothek
der Provinz (Studien zur Kulturgeschichte von Oberösterreich 15), 2004.
Une base de données sur les petits objets archéologiques européens entre
1000 et 1600, mise en ligne à cette occasion, est appelée à se développer:
Archäologische Kleinfunddatenbank zur mittelalterlichen Realienkunde, www.imareal.oeaw.ac.at/archREAL/, accessible sur demande d'un mot de
passe.
[4] Cherry, John, „Treasure in Earthen Vessels: Jewellery and Plate in
Late Medieval Hoards“, in Tyler, Elizabeth M. (éd.), Treasure in the
Medieval West, York: York Medieval Press, 2000, p. 157-174.
[5] Mäkeler, Hendrik, „Skattfyndsmotivet i de fornnordiska sagorna“, in
Svensk Numismatisk Tidskrift, 2/2004, p. 28-30.
[6] Mayr, Markus, Geld, Macht und Reliquien. Wirtschaftliche Auswirkungen
des Reliquienkultes im Mittelalter, Innsbrück/Vienne/Munich: Studien, 2000
(Geschichte und Ökonomie, 6); Id. (dir.), Von goldenen Gebeinen.
Wirtschaft und Reliquie im Mittelalter, Innsbruck-Vienne-Munich: Studien,
(Geschichte und Ökonomie 9), 2001.
[7] Cf. Fischer zu Cramburg, Ralf, Das Schatzregal. Der obrigkeitliche
Anspruch auf das Eigentum an Schatzfunden in den deutschen Rechten,
Höhr-Grenzhausen: Numismatischer Verlag Gerd Martin Forneck, 2001
(Veröffentlichungen der Gesellschaft für Historische Hilfswissenschaften,
6), à compléter absolument au sujet de la politique de protection du
patrimoine par la recension de Klaus Graf: www.vl-museen.de/lit-rez/graf02-1
[8] Tuczay, Christa, Magie und Magier im Mittelalter, Munich: Deutscher
Taschenbuch Verlag, 2003.
[9] Klinkhammer, Heide, Schatzgräber, Weisheitssucher und
Dämonenbeschwörer. Die motivische und thematische Rezeption des Topos der
Schatzsuche in der Kunst vom 15. bis 18. Jahrhundert, Berlin, 1992.
[10] Hayward, Maria, „The packing and transportation of the possessions of
Henry VIII with Particular Reference to the 1547 Inventory“, in Costume,
31, 1997, p. 8-15.
[11] Eichberger, Dagmar, Leben mit Kunst - Wirken durch Kunst. Sammelwesen
und Hofkunst unter Margarethe von Österreich, Regentin der Niederlande,
Turnhout: Brepols (Burgundica 5), 2002.
[12] Saint-Pulgent, Maryvonne de, et al., Trésors et Routes de Pèlerinages
dans l'Europe Médiévale, Conques: Centre Européen d'Art et de Civilisation
Médiévale, 1994; Caillet, Jean-Pierre (dir.), Les Trésors de sanctuaires
de l'Antiquité à l'époque romane. Communications présentées au Centre de
recherches sur l'Antiquité tardive et le haut Moyen Age, Paris, 1996
(Centre de recherches sur l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge, cahier
VII); Tyler, Elizabeth M. (éd.), Treasure in the Medieval West, York: York
Medieval Press, 2000; Gelichi, Sauro, La Rocca, Cristina (dir.), Tesori,
Forme di Accumulazione della ricchezza nell'alto medioevo, Rome: Viella,
2004.
Redaktion: Livia Cárdenas

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22.05.2005
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